lundi 16 janvier 2017



Relations Cambodge – Russie
Sens de ma présence à la soirée de gala du 9 juin 2016 au Négresco à Nice
en faveur de la cathédrale russe de Nice


Je voudrais souligner que l'on a fêté le 13 mai 2016 les soixante ans de l'ouverture des relations diplomatiques entre nos deux pays.

C'est une relation qui redémarre depuis quelques années dans différents domaines
                 coopération énergétique qui est un besoin prioritaire pour le Cambodge pour poursuivre son développement ;
                 développement du tourisme pour favoriser l’augmentation du nombre de visiteurs russes parmi les nombreux touristes visitant le Cambodge chaque année ;
                 développement commercial pour favoriser la croissance de l’activité économique dans le pays ;
                 mais aussi dans le domaine religieux avec l'inauguration de la première église orthodoxe du Cambodge fin 2015. Deux autres sont prévues dans les années qui viennent.

Ce dernier exemple montre bien que les relations  se développent dans une logique de bénéfice mutuel :
                 le Cambodge vise à favoriser son développement et à continuer sur sa lancée qui en fait un des nouveaux tigres asiatiques (plus de 7% de croissance du PIB au cours des 5 dernières années). C'est d'ailleurs ce qui a conduit le Forum économique mondial à choisir fin avril 2016 le Cambodge pour accueillir le Forum économique mondial de l'Asie du sud-est en 2017;
                 la Russie vise de son côté à consolider sa présence en Asie dans un contexte de montée en puissance de la zone asiatique dans l'économie mondiale.

Mais ce sont aussi deux pays qui se rappellent que, par le passé, ils ont été des empires, jusqu'au début du XXè siècle pour la Russie, plus anciennement pour le Cambodge pour lequel l'empire Khmer recouvrait une partie du sud-est asiatique du IXè au XIIIè siècle.

Ainsi, lors d'un événement comme cette soirée de gala organisée par nos amis russes, et au-delà des bonnes relations personnelles que je peux avoir avec plusieurs organisateurs et personnalités présentes, c'est aussi cette mémoire séculaire qui transparaît et reste présente comme un lien à la fois très ancien mais aussi renouvelé au travers de tous les axes de développement qui vont de l'économique au spirituel, sans oublier un secteur qui a son importance dans l'histoire de chacun de nos deux pays : les diamants et pierres précieuses ; le Cambodge étant un pays producteur de ce qui reste intimement lié aux empires et aux royautés à travers le monde.

Cette très belle amitié russo-cambodgienne en est le plus beau joyau et je suis fière d'y contribuer par ma présence.


S.A.R. la Princesse Nella SISOWATH

lundi 2 janvier 2017

RAPPEL A DIEU DE S.A.I. LE PRINCE DIMITRI ROMANOVITCH ROMANOFF, PRINCE DE RUSSIE, PRÉSIDENT D'HONNEUR DE L'ACRN

S.A.I. le prince Dimitri de Russie, Doyen de la Maison Impériale de Russie,  nous a quittés dans la nuit du 31 décembre 2016 au 1er Janvier 2017.

L'ACRN, navrée par cette douloureuse nouvelle, a adressé la lettre de condoléances suivante à l'épouse du prince, S.A.I. la Princesse Dorritt de Russie:


A Son Altesse, la Princesse Doritt de Russie
Copenhague
Royaume du Danemark

Nice, le 1er Janvier 2017,


Votre Altesse,

L’ACRN vous présente ses condoléances fort émues à l’occasion du Rappel à Dieu de son Président d’Honneur, le Prince Dimitri de Russie.

Je conserve pour ma part, le souvenir d’un être de cœur, d’un esprit ouvert et curieux, faisant état en toutes occasions de cette belle simplicité qui est l’apanage des grands. Il devint pour nous tous, succédant à son frère le Prince Nicolas qui fut notre premier Président d’Honneur, le chef incontesté de la Maison Impériale de Russie qu’il représentait à la perfection, dont nous honorons fièrement le souvenir.

Veuillez croire, Votre Altesse, à l’expression de ma haute considération et de mon profond respect.

Pierre de Fermor                                                                                  
Président
ACRN – Cathédrale Russe de Nice


MEMOIRE ETERNELLE !





lundi 29 février 2016

CIMETIERE RUSSE DE NICE: LA VOIE DE LA RAISON ET LA VOIX DU COEUR

L’ACRN (« Les Amis de la Cathédrale Russe de Nice ») regrette les débordements médiatiques actuels autour du cimetière russe de Caucade, alimentés par l’ancienne association en charge de la cathédrale russe de Nice, l’ACOR.

Elle apporte tout son soutien au Père Andrey Eliseev, recteur de la cathédrale, dans ses efforts bienveillants et son intérêt justifié pour redonner un aspect décent au cimetière russe de Nice, aujourd’hui à l’abandon.

Tombes profanées, végétation envahissante, arbres moribonds menaçant la sécurité des visiteurs, cette terre de sépulcres historiques a visiblement été abandonnée par une association qui en a depuis longtemps perdu une garde qu’elle continue à estimer légitime, alors même que la morale la plus élémentaire (comme le bon droit) lui donne tort à ce sujet.

L’ACRN fait pour sa part confiance à la justice française pour confirmer s’il en est besoin que le cimetière de Caucade, propriété intemporelle de la Russie depuis sa fondation, puisse dorénavant et sans retard être administré et entretenu par ce grand pays ami de la France.

L’ACOR a le devoir d’accepter cet état de fait, nous l’espérons par la voie de la raison, et devrait se réjouir qu’une puissance alliée qui a retrouvé le chemin du Christianisme s’attache à restaurer à ses frais, y compris au-delà de ses frontières, la trace historique d’un passé saint et glorieux.


Les descendants des russes qui reposent à Caucade ne peuvent que se féliciter que les tombes de leurs parents, illustres ou pas, soient à nouveau entretenues et honorées comme il se doit, c’est-à-dire dans la sérénité.

Pierre de Fermor

dimanche 20 décembre 2015

La splendeur retrouvée de la cathédrale russe Saint Nicolas de Nice

Ce samedi 19 décembre 2015, jour de la Saint Nicolas dans le calendrier julien, la cathédrale russe de Nice, entièrement restaurée par la Russie, a célébré sa première liturgie qui marque la fin des travaux ayant nécessité sa fermeture pendant un fort nécessaire mais bien long intermède.

Comme l’a souligné le père Andrey, recteur de la cathédrale, il s’en est fallu de peu que l’ouverture ne puisse se faire en ce jour symbolique du Saint patron de l’édifice. Il y a donc bien naturellement vu la main de Dieu, ce qu’en l’état on peut juger raisonnable…

La foule des fidèles était nombreuse, contemplative et admirative du résultat final qui est à la hauteur de toutes les espérances : La cathédrale russe de Nice renouvelle avec sa splendeur d’antan, sainte et impériale.

La première impression est en fait la sensation d’espace retrouvé, divinisé  par une lumière parfaitement maîtrisée qui semble descendre du ciel, à la fois naturelle et archangélique. Elle envoie nos yeux se poser sur les fresques oubliées, toutes ravivées avec minutie, entraînant notre regard dans l’agréable visite des murs et des plafonds à nouveau majestueux, avant de l’amener vers l’essentiel, l’éclatante douceur de l’iconostase ravivé et des saintes icônes qui le composent.

Les merveilleux chants orthodoxes, maîtrisés et glorifiés par un chœur émouvant et chaleureux, ont comme à l’accoutumée exalté la ferveur générale.

A l’issue de la liturgie, nous nous sommes retrouvés nombreux autour d’une table dressée dans le parc, près de la maison paroissiale dont la restauration avance bien, au gré continu de la générosité des fidèles et des visiteurs : Un repas festif simple et animé, composé de zakouski, du produit de la vigne, et de l’amitié.

Sur le coup de midi, les cloches se sont mises à carillonner, annonçant alentour la joie du renouveau de la cathédrale enfin rendue à sa ville. Nice est heureuse, comme nous le sommes tous.

Pierre de Fermor, président de l’ACRN (« Les Amis de la Cathédrale Russe de Nice »)


jeudi 21 mai 2015

Cathédrale de Nice : les premiers échafaudages ont été démontés

Extrait d’un article paru dans le 21 avril dans " Nice Matin" , par Sophie Casals:

« … Voilà un an que l’édifice a disparu sous un gigantesque échafaudage.
Les artisans se sont attelés à remettre en beauté la cathédrale construite
en 1912. Le père Alexandre, recteur de la cathédrale a dit « Plus de
14 millions d’euros financés par la Fédération de Russie, propriétaire des lieux.
 Ils ont commencé par le sommet, l’étanchéité, puis la restauration.
Aujourd’hui ils travaillent sur le clocher. Après la venue à Nice
de l’ambassadeur de Russie les échafaudages ont été retirés
 au fur et à mesure afin de ne pas ne pas priver plus longtemps Niçois
et touristes de pouvoir admirer le monument. 

Nikita Ionnikof, représentant de l’association des amis de la cathédrale, précise
 « la meilleure vue, c’est depuis la voie rapide. On redécouvre les frises au couleurs
 bleu-vert, les pierres ont été nettoyées. Elles ont retrouvé leur blancheur, le moisi
des murs a disparu ».

A l’intérieur les travaux progressent aussi. Restauration de l’iconostase,
étanchéité, mise aux normes électriques, restauration des fresques.
Le chantier devrait s’achever à l’automne. Les visites seront gratuites et elles seront
autorisées pendant les offices comme annonçait le père Alexandre, si les gens sont
discrets - ça ne gêne pas.

Un musée sera ouvert dans la crypte de la cathédrale. « On a beaucoup d’objets anciens
et précieux, des icônes, des croix offertes par le tsar Nicolas II et la famille impériale ».
Avec plus de 100.000 visiteurs par an la cathédrale orthodoxe russe est l’un des sites les
 plus fréquentés.
La Fédération de Russie projette la réalisation d’un parking souterrain sous l’un
des terrains aujourd’hui en friche le long du boulevard Tzarevitch. 



lundi 15 septembre 2014

S.A.I. le prince Nicolas de Russie vient de mourir!

Nice, le 15 septembre 2014.





L’ACRN (Association des Amis de la Cathédrale Russe de Nice) a le regret de faire part du décès de son président d’honneur, Son Altesse Impériale le prince Nicolas de Russie, survenu la nuit dernière dans sa résidence en Toscane, Italie.

Nicolas Romanovitch Romanoff, agé de 92 ans, était né à Antibes le 26 septembre 1922. Son père était le prince de sang impérial Roman Petrovitch Romanoff, second cousin et filleul du dernier empereur de Russie, Nicolas II. Sa mère était la comtesse Prascovia Dmitrievna Cheremetieff.

Président d’honneur de notre association depuis sa création en mars 2010, le prince avait soutenu le retour à la Russie de la cathédrale orthodoxe russe de Nice, dont il estimait qu’elle devait redevenir un bien russe puisque le douloureux intermède de l’Union Soviétique avait pris fin, car elle avait été construite avec des capitaux russes. Il s’en était exprimé ainsi dans les pages de Nice-Matin le 30 septembre 2010. La justice française avait donné raison en mai 2012 à l’état russe qui en demandait le retour.

La Russie était sa vie et  sa passion. La cathédrale russe de Nice, à laquelle il se rendait souvent dans son enfance, symbolisait pour lui son pays perdu. Il s’exprimait à ce sujet avec une grande clarté spirituelle, comme politique. Il avait toujours exprimé sa confiance en l'avenir d'un pays qui n'avait jamais cessé d'être le sien. L'amour qu'il éprouvait pour son peuple. Et sa confiance absolue en la Russie, dans laquelle le confortait le renouveau de l'église russe.

Les membres de l'ACRN présentent leurs condoléances émues à la princesse Sveva Romanoff, à ses filles, et à l'ensemble de la famille impériale.

Une liturgie en la mémoire du prince sera dite le samedi 20 septembre prochain à 11 heures par l’archimandrite Alexandre, recteur de la cathédrale Saint-Nicolas.


Pierre de Fermor
Président

ACRN